Affiche Le Cercle Des Poetes Disparus

Alors, chers amis cinéphiles, installez-vous confortablement avec votre boisson préférée (un thé, un café, ou, soyons fous, un petit verre de vin… on ne juge pas !). Aujourd'hui, on se penche sur une affiche qui, avouons-le, a probablement décoré plus de chambres d'ados rêveurs que de galeries d'art. Oui, je parle bien de l'affiche du Cercle des Poètes Disparus !
L'affiche en question. Souvent jaunie par le temps (ou par une exposition un peu trop zélée au soleil, soyons honnêtes), elle met en scène Robin Williams, le regard intense, entouré de ses élèves, tous aussi passionnés qu'un chat devant une pelote de laine. On sent presque l'odeur de la craie et du vieux bois des pupitres, n'est-ce pas ?
Le Film : Plus qu'un Simple Film, un Phénomène
Mais avant de juger l'affiche sur son simple aspect esthétique (parce que, avouons-le, elle n'est pas non plus un chef-d'œuvre de design graphique), il faut se rappeler ce qu'elle représente. Le film, sorti en 1989, a été un véritable raz-de-marée émotionnel. Un professeur de littérature anticonformiste, des adolescents en quête de sens, des poèmes de Walt Whitman… Bref, la recette parfaite pour faire pleurer dans les chaumières (et, soyons honnêtes, pour inspirer quelques vocations de poètes maudits).
Must Read
Oh Capitaine, mon Capitaine ! Cette réplique, prononcée avec une ferveur juvénile, a résonné dans les cours de récréation du monde entier. Soudain, tout le monde voulait grimper sur son bureau et déclamer des vers. (Enfin, presque tout le monde. Il y avait toujours Jean-Michel, au fond de la classe, qui préférait dessiner des mangas.)
L'Affiche : Un Symbole de Rébellion (Toute Relative)
L'affiche, donc, capture cet esprit de rébellion… toute relative, il faut bien le dire. On ne parle pas non plus de révolution armée. C'est plutôt une rébellion à base de poésie, de réflexions existentielles et de remises en question du système éducatif (remises en question qui, en général, s'arrêtaient au moment des examens).

Il faut dire que Robin Williams, avec son charisme légendaire, incarnait à merveille ce professeur idéal, à la fois inspirant et un peu fou. On aurait tous aimé l'avoir comme prof (à condition, bien sûr, d'avoir déjà lu au moins un poème avant le premier cours).
Et puis, il y a cette lumière. Cette lumière dorée qui baigne l'affiche et qui donne l'impression que tout est possible, que la vie est une aventure extraordinaire, qu'il suffit de "Carpe Diem" pour être heureux. (Bon, en réalité, il faut aussi payer ses factures et faire la lessive, mais passons…)

Au final, l'affiche du Cercle des Poètes Disparus, c'est un peu comme une madeleine de Proust pour toute une génération. Elle nous rappelle une époque où l'on croyait encore en l'importance de la poésie, en la force de l'amitié et en la possibilité de changer le monde… avec quelques vers et beaucoup de conviction.
Alors, la prochaine fois que vous croiserez cette affiche, ne vous moquez pas trop. Souvenez-vous que derrière cette image un peu kitsch se cache un véritable cri du cœur. Et, qui sait, ça vous donnera peut-être envie de ressortir vos vieux recueils de poésie… ou au moins, d'aller jeter un coup d'œil sur Wikipédia.
Et maintenant, si vous voulez bien m'excuser, je vais aller grimper sur mon bureau et déclamer quelques vers de Baudelaire. (Non, en fait, je vais plutôt aller faire la vaisselle. Mais l'intention est là !)
