Alice's Adventures In Wonderland Lewis Carroll

Bonjour, mes amis littéraires! Préparez-vous à plonger tête première (comme Alice dans son terrier, tiens!) dans un univers plus farfelu qu'une garden-party organisée par un chapelier fou. On parle, bien sûr, d'Alice au Pays des Merveilles, et de son créateur, ce bon vieux Lewis Carroll.
Carroll, de son vrai nom Charles Lutwidge Dodgson (essayez de le prononcer trois fois de suite sans vous emmêler les pinceaux!), était un mathématicien à l'air austère. Oui, oui, vous avez bien entendu, un matheux! Mais attention, pas le genre à s'extasier devant une équation du second degré (enfin, peut-être un peu, faut pas exagérer). Il était aussi un diacre, un photographe, et apparemment, un maître dans l'art de raconter des histoires à des petites filles. C'est là qu'est né Alice.
L'histoire, vous la connaissez probablement déjà. Une jeune fille, Alice, s'ennuie à mourir (comme la plupart des enfants avant l'invention de TikTok) et suit un lapin blanc particulièrement pressé (et portant un gilet! Le summum de l'élégance pour un rongeur!). Elle tombe alors dans un terrier sans fond et atterrit dans un monde... disons... particulier.
Must Read
Un monde complètement à l'ouest (et on adore ça!)
Le Pays des Merveilles, c'est un peu comme si Dali et Monty Python avaient fait un enfant ensemble. On y croise une chenille fumeuse de narguilé (qui donne des conseils philosophiques, comme quoi, même les chenilles ont leur mot à dire), un chat du Cheshire qui disparaît en laissant derrière lui son sourire (le premier "emoji" de l'histoire de la littérature?), un chapelier fou qui prend le thé à perpétuité, et une Reine de Cœur qui a une fâcheuse tendance à vouloir couper des têtes (mais bon, elle a probablement ses raisons... peut-être? Non, probablement pas).
L'absurde est roi. Les règles de la logique sont joyeusement ignorées. Les conversations n'ont ni queue ni tête (littéralement, si on en croit le Chat du Cheshire!). Et c'est précisément ce qui rend l'œuvre si géniale. C'est un terrain de jeu pour l'imagination, un défouloir pour l'esprit.

Carroll jongle avec les mots comme un clown jongle avec des massues enflammées. Il invente des néologismes à tour de bras (des mots qui n'existent pas, mais qui devraient!). Il déconstruit la langue avec un plaisir évident. C'est de la poésie, de la folie, du génie pur et simple!
Plus qu'un conte pour enfants?
Bien sûr, Alice au Pays des Merveilles est un conte pour enfants. Mais c'est aussi beaucoup plus que ça. C'est une exploration des thèmes de l'identité, de la croissance, de la perte de l'innocence. C'est une satire de la société victorienne, avec ses règles rigides et ses conventions absurdes. C'est une réflexion sur le langage et sa capacité à nous tromper.

Certains y voient des références à la consommation de substances hallucinogènes (on n'affirmera rien, mais bon, le champignon magique, le narguilé...). D'autres y décèlent des allusions mathématiques subtiles (Carroll était matheux, on vous le rappelle!). Bref, chacun peut y trouver son compte. C'est un livre à tiroirs, comme une poupée russe pleine de surprises.
Alors, la prochaine fois que vous vous sentirez un peu coincés dans la réalité, n'hésitez pas à suivre le lapin blanc. Vous ne savez jamais où il vous mènera. Mais une chose est sûre: vous ne vous ennuierez pas.
Et si vous croisez la Reine de Cœur, un petit conseil: évitez de la contredire. On ne sait jamais, elle pourrait avoir une soudaine envie de... enfin, vous voyez l'idée. Mais si jamais elle vous propose une partie de croquet, acceptez, même si les maillets sont des flamants roses. Après tout, au Pays des Merveilles, tout est permis... sauf peut-être l'ennui! Et ça, c'est une excellente raison de s'y perdre. Juste faites attention à ne pas vous faire couper la tête. C'est quand même moyennement pratique pour lire la suite.
