Barre De Chocolat De Mon Enfance

Ah, la barre de chocolat de mon enfance… soupire dramatiquement. C'est pas juste une barre de chocolat, c'est une madeleine de Proust puissance 10. C'est le goût de la liberté après l'école, le goût de la victoire (même si la victoire c'était juste d'avoir survécu à une interro surprise de maths), et, soyons honnêtes, parfois le goût de la corruption (parce qu'un pot-de-vin en chocolat, c'est toujours plus efficace qu'une promesse vague).
C'était quoi le truc ?
On parle pas de Lindt ou de Valrhona, hein! Non, non. On parle de la barre basique, celle qu'on trouvait dans toutes les épiceries du coin. L'emballage était souvent d'un marron douteux, avec une typo qui criait "années 80" même si on était déjà en 90. Mais qu'importe l'emballage, le contenu était sacré!
Le chocolat lui-même? Un truc entre le lait et le noir, avec un arrière-goût de… mystère. Sincèrement, je crois qu'il y avait plus d'additifs bizarres dedans que de cacao. Mais à l'époque, on s'en fichait royalement! On était trop occupé à savourer chaque carré, à lécher la barre jusqu'à la dernière miette pour laisser échapper le moindre plaisir sucré.
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Et les inclusions? Ah, là, ça dépendait des jours! Parfois, des noisettes, qui étaient souvent molles et un peu rances (mais ça ajoutait du caractère, vous comprenez!). Parfois, des céréales soufflées, qui craquaient sous la dent et te faisaient te sentir comme un astronaute mangeant sa ration de survie (en bien plus délicieux, évidemment!). Et parfois, le Graal: la version avec des raisins secs. Bon, ok, personne n'aimait vraiment les raisins secs, mais c'était tellement une déception quand on tombait dessus qu'on s'en souvient encore !
Le Rituel Chocolaté
Manger cette barre, c'était un rituel. D'abord, la déchirer sauvagement de son emballage (parce qu'on avait pas le temps pour les manières!), puis la casser en deux (ou en trois, si on était généreux et qu'on acceptait de partager avec son meilleur ami… à contrecœur, bien sûr). Et ensuite, la dégustation intense, les yeux fermés, pour bien se concentrer sur chaque saveur (ou plutôt, sur le sucre qui explosait en bouche).

Le plus drôle, c'est qu'en y repensant, cette barre de chocolat n'était probablement pas si incroyable que ça. Mais c'était notre barre de chocolat. Elle incarnait l'innocence de l'enfance, la simplicité des plaisirs, et la conviction absolue qu'une barre de chocolat pouvait résoudre tous les problèmes du monde (au moins pendant 15 minutes).
Alors, la prochaine fois que vous croisez une barre de chocolat basique dans une épicerie, prenez-la. Elle ne vous transformera peut-être pas en super-héros, mais elle vous rappellera sûrement des souvenirs… et peut-être même vous fera sourire. Et ça, c'est déjà pas mal, non?
