Cahier De Francais Page De Garde D'un élève 6ème

Ah, la page de garde du cahier de français de 6ème... Un monument. Une épreuve. Un terrain de jeu (parfois tragique) pour l'artiste en herbe que nous étions.
Soyons honnêtes, il y a deux camps. Ceux qui ADORAIENT ça. Et ceux qui... moins.
Moi ? J'avoue. J'étais plutôt du deuxième camp. Et j'ai une opinion impopulaire : c'était souvent surestimé.
Must Read
L'art de la police de caractères, vraiment ?
Entre nous, qui n'a jamais passé une heure à choisir la police de caractères parfaite pour écrire "Cahier de Français" ? On voulait impressionner Madame Dubois (ou quel que soit le nom de votre prof de français). On voulait montrer qu'on était créatifs. Qu'on avait du goût. (Spoiler : on n'en avait pas toujours.)
Et puis, il y avait la frustration. Cette police géniale qu'on avait imaginée ? Impossible à reproduire avec nos feutres Bic et nos stabilos fluo. On finissait par un truc informe, mélange de cursives tremblotantes et de majuscules prétentieuses.

Je crois que la beauté résidait surtout dans l'effort, plus que dans le résultat final, non ? Enfin, j'espère.
L'appel de la décoration excessive
Fleurs, soleils, drapeaux français (obligatoires), petits personnages... Plus il y en avait, mieux c'était ! On se sentait obligé de remplir chaque millimètre carré de la page. Comme si un espace vide était une insulte à l'art.

Le résultat ? Une surcharge visuelle qui rendait le titre illisible. Mais bon, on avait au moins prouvé qu'on était capables de gribouiller pendant des heures. C'est déjà ça.
Et le summum, c'était quand quelqu'un dessinait La Joconde, version 6ème. Respect éternel à ces courageux. Mais, soyons réalistes, ça finissait souvent... comment dire... différemment.
Les erreurs fatales et le correcteur Tipp-Ex
Un mot mal orthographié ? Une ligne qui bave ? Catastrophe ! C'était le moment de sortir l'arme ultime : le Tipp-Ex. Cette invention géniale qui transformait une petite erreur en une énorme tache blanche. On essayait de la camoufler avec des motifs, des dessins, tout ce qui pouvait détourner l'attention. Mission (presque toujours) ratée.

Et le pire, c'était quand on réalisait qu'on avait oublié d'écrire son nom. La panique ! Où caser son nom au milieu de ce chaos artistique ? Souvent, on le mettait en tout petit, dans un coin, comme si on avait honte.
Un aveu (presque) final
Bon, d'accord. J'exagère peut-être un peu. Il y avait aussi des pages de garde magnifiques, créatives, originales. Des œuvres d'art dignes d'un musée (enfin, d'un frigo). Je les admirais (secrètement).

Mais au fond, ce que je préférais, c'était commencer à écrire dans le cahier. Remplir ces pages blanches de mots, de phrases, d'idées. La page de garde, c'était juste une formalité. Un passage obligé avant le vrai travail.
Alors, Madame Dubois, si vous lisez ça : pardon. Je n'ai peut-être pas toujours été le plus grand fan des pages de garde. Mais j'ai toujours aimé le français. Promis !
Et vous, c'était comment votre page de garde de 6ème ? Dites-moi tout !
