Deutschheft Page De Garde

Ah, le Deutschheft. Le cahier d'allemand. L'objet de tous les fantasmes... de procrastination! Et parlons-en, de cette page de garde! On dirait une épreuve olympique à part entière, non ?
Soyons honnêtes, personne, absolument personne, ne se réveille un matin en se disant : "Youpi, je vais me faire une page de garde de Deutschheft digne d'un musée!" Non, généralement, c'est plutôt un soupir mélangé à une légère nausée en pensant à l'échéance imminente.
Le dilemme de l'inspiration (ou son absence totale)
Le problème majeur, c'est l'inspiration. Devons-nous succomber aux clichés habituels ? L'aigle impérial ? Le drapeau noir-rouge-or ? Un portrait de Goethe (en mode dark gothique, évidemment) ? Ou oser l'originalité, quitte à risquer le regard désapprobateur de Frau Schmidt ?
Must Read
Personnellement, j'ai toujours opté pour la stratégie du camouflage. Si on ne peut pas impressionner, autant se fondre dans la masse. Un paysage bavarois vaguement réaliste, quelques Edelweiss par-ci, par-là, et hop! L'illusion est parfaite. On dirait presque qu'on aime l'allemand! (Ne le dites à personne, c'est un secret bien gardé).
L'astuce du pro : Imprimez une image trouvée sur Internet. Personne ne saura que vous avez triché. Votre secret est bien gardé chez moi. (Sauf si Frau Schmidt lit cet article. Auquel cas... bonne chance!).

Les outils du crime (artistique)
Une fois l'inspiration (ou son ersatz) dénichée, il faut s'attaquer aux outils. Crayons de couleur ? Feutres ? Peinture à l'eau ? La palette des possibles est infinie! Mais soyons réalistes, on finit toujours par utiliser le Bic 4 couleurs déniché au fond du sac. Le violet pour les ombres, le rouge pour le sang... euh, non, pour les accents, le vert pour les feuilles (forcément), et le bleu... ben, pour combler les trous.
Attention : Évitez le Tipp-Ex à tout prix. C'est la marque du débutant! Un bon coup de crayon rageur pour masquer l'erreur, et le tour est joué. Personne n'y verra que du feu.

La touche finale : Le nom et la classe
Et enfin, le moment fatidique : inscrire son nom et sa classe. C'est l'occasion de faire preuve d'une calligraphie impeccable... ou de faire semblant. On peut toujours invoquer la fatigue, la migraine, ou l'excuse ultime : "Je n'ai pas mangé!"
Petit conseil d'ami : Écrivez grand. Très grand. Tellement grand qu'il ne reste plus de place pour le dessin. Problème résolu!

En résumé, la page de garde du Deutschheft, c'est un peu comme la vie : un défi constant, une source infinie d'angoisse, mais aussi une occasion de faire preuve de créativité... ou de bluff. Et si vraiment ça ne marche pas, rappelez-vous qu'après tout, ce n'est qu'un cahier. Et qu'il y a toujours le cours de maths qui vous attend. (Ne me remerciez pas).
Allez, courage! Vous allez y arriver. Ou pas. Mais au moins, vous aurez essayé. (Et vous aurez eu une excuse pour procrastiner un peu plus).
