Fahrenheit 11 9 Vostfr 2018

Fahrenheit 11/9, le documentaire de Michael Moore sorti en 2018, s'annonçait comme une bombe. Une analyse, voire une démolition, de l'ascension de Donald Trump au pouvoir. Mais le résultat... laisse perplexe.
Moore brasse large. On y trouve la crise de l'eau à Flint, Michigan, un sujet crucial et poignant, entremêlé à une critique acerbe du système politique américain. On voit Trump, oui, beaucoup. Ses discours, ses mimiques... mais l'ensemble manque cruellement de cohésion. L'effet est dilué.
Le documentaire s'éparpille. Il tente de connecter Trump à Hitler, d'analyser la société américaine à travers le prisme de la peur et de la manipulation. Des intentions louables, certes, mais l'exécution est brouillonne. Trop d'informations, trop d'angles, et finalement, trop peu d'impact réel.
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Il est impossible de nier l'engagement de Moore. Son indignation est palpable. Mais Fahrenheit 11/9 ressemble davantage à une longue diatribe qu'à une investigation rigoureuse. Et c'est là que le bât blesse. Le film prétend dénoncer la manipulation, mais ne tombe-t-il pas lui-même dans une forme de simplification excessive ?
Voici mon opinion tranchée: Fahrenheit 11/9 est un exemple parfait de film trop ambitieux. Son sujet central, l'élection de Trump, se noie dans un océan de digressions. Moore aurait gagné à se concentrer sur un angle plus précis, plus percutant. Au lieu de cela, il nous offre un spectacle grandiloquent, mais finalement, assez vain. Un feu d'artifice d'indignation qui s'éteint trop vite. Le sentiment final est celui d'une occasion manquée.
