Gate Jieitai Kanochi Nite Kaku Tatakaeri Enryuu Hen Vostfr Ddl

Ah, Gate: Jieitai Kanochi Nite Kaku Tatakaeri Enryuu Hen Vostfr Ddl. Cette série, porte ouverte sur un monde de fantasy improbable, a divisé l'opinion. Entre combats épiques et diplomatie interdimensionnelle, elle promettait monts et merveilles.
Le principe est simple : un portail s'ouvre à Tokyo, déversant créatures fantastiques et armées médiévales. La réponse japonaise ? Envoyer les Forces d'Autodéfense (JASDF) explorer et... pacifier (à leur manière) ce nouveau territoire. L'Enryuu Hen, en particulier, se concentre sur la menace grandissante des dragons et les alliances fragiles entre les différents peuples du "Monde Spécial".
Certains encensent son mélange d'action militaire moderne et de fantasy classique. Les affrontements sont visuellement impressionnants, et l'idée de confronter des chars d'assaut à des dragons est, il faut l'avouer, plutôt séduisante. On y trouve aussi un certain charme dans l'exploration des cultures et des motivations des habitants du Monde Spécial.
Must Read
Mais, soyons honnêtes, la série est largement surcotée.
Si l'on gratte la surface, on découvre un sous-texte nationaliste assez prononcé. L'idéalisation des JASDF et la représentation parfois caricaturale des autres cultures du Monde Spécial laissent un goût amer. On nous sert une vision simpliste du "bien" (le Japon) contre le "mal" (tout le reste), sans véritable nuance. Les scènes de diplomatie, supposées explorer les complexités des relations interculturelles, se résument souvent à des leçons de supériorité technologique et morale assenées par les Japonais.
Le personnage de Rory Mercury, par exemple, bien que populaire, incarne ce problème : une immortelle qui semble plus intéressée par Itami qu'à la destinée de son propre peuple. Visuellement, elle est frappante, mais son rôle réel dans l'intrigue est souvent réduit à un fan service décevant.
Gate avait le potentiel d'être une œuvre marquante. Malheureusement, elle se contente trop souvent de flatter un certain chauvinisme, au détriment d'une narration plus profonde et nuancée. C'est un divertissement passable, mais pas le chef-d'œuvre que certains veulent nous faire croire.
