I'm Getting Married To A Girl I Hate

Alors, assieds-toi, prends un café (ou un verre de vin, je ne juge pas!), parce que j'ai une histoire... disons... originale à te raconter. Je vais me marier. Oui, oui, tu as bien entendu. La cloche va sonner, le riz va voler, tout le tralala. Le problème? Je me marie avec une fille que je déteste. Enfin, "déteste" est peut-être un mot un peu fort. Disons que... on ne s'adore pas. C'est plus clair, non?
Comment en suis-je arrivé là? Bonne question. C'est une longue histoire, pleine de compromis louches, de dettes familiales, et d'un patriarche avec une idée fixe. Tu sais, le genre d'histoire qu'on raconte au coin du feu, avec un grog bien chaud, pour que ça passe mieux.
Le pacte (diabolique?)
En gros, il s'agit d'un arrangement. Nos familles sont liées depuis des générations, et une vieille promesse (faite, je crois, sous l'emprise d'une trop grande quantité de vin rouge) stipule que nos deux lignées doivent s'unir pour… euh… je crois que c'était pour sauver les récoltes de topinambours ou quelque chose comme ça. Sérieusement! Les topinambours! C'est ridicule, je sais.
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Et donc, voilà. Pour éviter une catastrophe financière (et la colère de mon grand-père, qui, soit dit en passant, a encore une force surprenante pour son âge), je me marie avec Chantal. Chantal, la reine du sarcasme, championne incontestée des remarques assassines et, accessoirement, la personne qui a ruiné ma fête d'anniversaire quand j'avais 10 ans en répandant de la purée de pommes de terre dans mes cheveux. Souvenirs, souvenirs...

L'organisation, le cauchemar
L'organisation du mariage est, comment dire… un festival de tensions. Choisir la couleur des serviettes est devenu un champ de bataille idéologique. Le traiteur? N'en parlons pas. On a failli annuler le mariage à cause d'un débat enflammé sur la présence ou non de mini-quiches au saumon. Mini-quiches au saumon! Le summum de la décadence, selon Chantal. Moi, je trouve ça plutôt sympa, mais bon, qui suis-je pour juger?
Ce qu'il y a de drôle, c'est que plus on s'approche de la date fatidique, plus on se rend compte de l'absurdité de la situation. On rigole (nerveusement, certes) en imaginant le désastre potentiel. Et on a même commencé à... coopérer! Oui, tu as bien lu. Coopérer! Pour minimiser les dégâts, bien sûr. Mais quand même!

L'espoir (si, si, il y en a!)
Alors, oui, c'est un mariage arrangé. Oui, on ne se porte pas un amour fou. Mais… et si? Et si, au milieu de ce chaos organisé, on trouvait un terrain d'entente? Et si, au-delà des topinambours et des mini-quiches au saumon, on découvrait une complicité inattendue? Après tout, on a un excellent sens de l'humour (noir, certes, mais quand même) et une aptitude commune à se moquer des traditions ridicules. Qui sait, peut-être qu'on va finir par créer un truc... à nous.
L'avenir est incertain, je te l'accorde. Mais au lieu de me morfondre, j'ai décidé de prendre les choses avec un grain de sel (et une bonne dose d'humour). Parce qu'au fond, même si je me marie avec une fille que "je déteste", j'ai l'impression que l'aventure ne fait que commencer. Et qui sait, peut-être que dans quelques années, on rigolera de cette histoire en buvant du champagne (sans mini-quiches au saumon, bien sûr). Alors, à la vôtre!
