Indesign Faire Une Page De Garde

Okay, soyons honnêtes. On doit parler d'un truc qui fâche un peu. Un truc qui se cache derrière des sourires polis et des "oui, bien sûr, c'est important", mais qui, secrètement, nous donne envie de... (inspirez profondément)... de zapper la moitié du travail.
La fameuse page de garde InDesign.
InDesign, tu sais. Ce logiciel génial pour faire de belles mises en page. Celui qu'on utilise tous pour tout, des brochures aux affiches en passant par... soupir ...les rapports de stage.
Est-ce que je suis la seule à penser que parfois, la page de garde, c'est un peu... trop ? Une obligation ennuyeuse avant d'arriver au contenu intéressant ?
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Bien sûr, on me dira : "C'est la première impression ! Faut soigner la typo ! Harmoniser les couleurs ! Respecter la charte graphique !"
Oui, oui, je sais. Je connais la chanson. Mais avouez que, parfois, on se sent un peu comme un peintre devant une toile blanche en se demandant s'il faut mettre une touche de bleu cobalt ou plutôt un jaune ocre pour "capter l'essence du rapport".

Le syndrome du logo géant.
Et parlons-en du logo ! Il doit être là, bien sûr. Généralement en grand, très grand. Comme si la survie de l'entreprise dépendait de la taille de ce petit symbole ! On nous dit : "Visibilité ! Branding ! Reconnaissance !"
Moi, je dis : "On a compris, c'est vous ! Maintenant, laissez-moi vous parler de mes recherches sur la biodiversité marine !". (Ou de n'importe quel autre sujet passionnant... enfin, plus passionnant qu'un logo, soyons clairs).
J'ai une théorie. Je pense que le temps passé sur la page de garde est inversement proportionnel à la qualité du contenu. Plus on se casse la tête sur la typo et les alignements, moins on a d'énergie pour peaufiner les arguments et les analyses. C'est une loi universelle. Vérifiez par vous-même. 😉

Alors, qu'on soit clair : je ne dis pas qu'il faut la bâcler complètement. Non, non. Juste... la simplifier un peu. Un truc propre, lisible, efficace. Pas besoin d'en faire une œuvre d'art.
Surtout quand on sait que le lecteur moyen passe deux secondes dessus avant de zapper à la page suivante pour voir si le rapport contient vraiment ce qu'il cherche. (Avouez que vous faites pareil !).

Et puis, soyons honnêtes, qui n'a jamais utilisé un modèle de page de garde tout fait ? C'est rapide, c'est efficace, et ça nous évite de perdre trois heures à choisir la police parfaite.
Certains diront que c'est de la triche. Moi, je dis que c'est de l'optimisation du temps. On a des choses plus importantes à faire, non ? Comme... euh... faire une pause café ?
Finalement, peut-être que le problème n'est pas InDesign. Peut-être que le problème, c'est l'importance démesurée qu'on accorde à cette première page. Peut-être qu'on devrait se concentrer sur ce qui compte vraiment : le contenu.

Alors, la prochaine fois que vous vous retrouverez devant une page de garde InDesign vierge, respirez profondément. Mettez votre logo (pas trop grand, s'il vous plaît !). Choisissez une typo lisible. Et surtout, rappelez-vous que ce qui compte, c'est ce qu'il y a derrière.
Parce que, soyons francs, personne n'a jamais été embauché ou renvoyé à cause de la qualité de sa page de garde. Sauf peut-être les graphistes spécialisés en pages de garde. Mais c'est une autre histoire. Et ça, Adobe ne vous le dira pas !
Voilà. C'est dit. Je me sens mieux. Et vous ?
