Page De Garde Cahier Art Visuel Ce2

Bon alors, asseyez-vous confortablement, prenez un café (un petit noir, s'il vous plaît !), parce qu'on va parler d'un truc qui a marqué notre enfance : la page de garde du cahier d'arts visuels en CE2. Oui, oui, celle-là même qui déterminait, selon nos propres critères de l'époque, si on était un artiste en herbe ou juste... quelqu'un qui coloriait à l'intérieur des lignes (avec plus ou moins de succès, avouons-le).
La page de garde, c'était le Graal ! Le premier contact, la carte de visite de notre génie créatif ! C'était là qu'on pouvait enfin lâcher les chevaux (enfin, les crayons de couleur et les feutres qui sentaient bon les fruits, vous vous souvenez ?!).
Le Concours Implicite du Plus Bel Art Visuel
Ne nous voilons pas la face, il y avait une compétition féroce entre les élèves pour avoir la page de garde la plus impressionnante. C'était un concours non déclaré, bien sûr, mais chaque "chef-d'œuvre" était méticuleusement analysé par nos camarades. "Oh, regarde, elle a fait un dégradé de couleurs parfait !" "Wouah, lui, il a dessiné un Pokémon qui ressemble vraiment à un Pokémon !" (Parce que bon, souvent, nos Pokémon ressemblaient plus à des patates mutantes, soyons honnêtes).
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Et puis, il y avait ceux qui trichaient (ou pas ?!). Ceux qui demandaient à leur grand frère (ou leur cousine, artiste dans l'âme) de leur faire un dessin sublime. Et nous, on les regardait avec un mélange d'envie et de soupçon. "C'est pas toi qui l'as fait, hein ?!" Et eux, avec un sourire en coin : "Bah si...". Suspicion intensifiée.
Les Tendances Incontournables
Il y avait aussi les modes. Une année, c'était les dauphins qui sautaient dans le soleil couchant. L'année suivante, c'était les paysages abstraits avec des formes géométriques (merci Kandinsky, on ne comprenait rien, mais on faisait comme si!). Et puis, il y avait l'indémodable : son prénom, écrit en lettres capitales, avec des couleurs flashy et des motifs improbables. Du grand art, je vous dis !

On y mettait du cœur à l'ouvrage, et c'est ça le plus important. On expérimentait, on se trompait (souvent), on recommençait. Et à la fin, on avait une page de garde, unique, imparfaite, mais qui nous ressemblait. Une page de garde qui sentait bon la colle Cléopâtre et les après-midis passés à découper des bouts de papier coloré (et à en coller partout, soyons honnêtes, aussi sur la table de la cuisine... oups !).
Alors, la prochaine fois que vous voyez un cahier d'arts visuels (même celui de votre enfant, neveu, ou petit-cousin), jetez un coup d'œil à la page de garde. Vous y trouverez peut-être un trésor d'imagination et de souvenirs d'une époque où nos plus grandes préoccupations étaient de ne pas dépasser les lignes et de choisir la plus belle couleur pour écrire notre nom. Ah, la belle époque!
