Street Fighter Ii Turbo Hyper Fighting

Ah, Street Fighter II Turbo Hyper Fighting. Ou, comme l'appelaient mes potes à l'époque : "Street Fighter 2 là, celui où tout le monde va trop vite et où tu comprends plus rien !" Oui, mesdames et messieurs, on parle bien du jeu qui a prouvé que vitesse ne rimait pas forcément avec élégance, mais plutôt avec... panique.
Imaginez un peu : vous, jeune padawan du joystick, essayant de sortir un hadoken. Déjà que dans la version originale, c'était une épreuve. Mais là, avec la vitesse "turbo", c'est comme si Ryu avait avalé un litre de café et était poursuivi par un ours en colère. Le mouvement, il est là, il est parti... et puis… rien. Juste la moquerie silencieuse de votre adversaire, qui, lui, arrive à sortir un Sonic Boom à la vitesse de la lumière. La vie est injuste, hein ?
Le casting, toujours aussi... éclectique
Bien sûr, on retrouve nos chouchous : Ryu, Ken, Chun-Li... la crème de la crème du combattant de rue. Mais parlons un peu des autres, ceux dont on se demandait toujours ce qu'ils faisaient là. Blanka, par exemple. Sérieusement, un homme-bête électrifié qui se roule en boule ? C'était vraiment la meilleure idée qu'ils aient eue ? Et Guile, avec sa coupe de cheveux défiant les lois de la gravité... Un mystère pour la science, un cauchemar pour les coiffeurs.
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Et puis, n'oublions pas le boss final, M. Bison. Le mec est tellement diabolique qu'il a un chapeau qui flotte autour de sa tête. On se demande comment il fait pour pas se prendre les pieds dedans. Mais bon, on va pas se plaindre, au moins, il nous donne une bonne raison de passer des heures à essayer de perfectionner notre "Shoryuken". Ou, plus probablement, à marteler les boutons comme des dingues en espérant qu'il se passe quelque chose de bien.
Le Turbo, c'est bien, mais...
L'argument principal de Turbo Hyper Fighting, c'était donc la vitesse. Tout allait plus vite, les coups sortaient plus vite, les défaites arrivaient plus vite... En gros, c'était un peu comme essayer de conduire une Formule 1 avec un volant de tracteur. Mais bon, on adorait ça ! Ce chaos, cette frénésie... C'était ça, la magie de Street Fighter II Turbo Hyper Fighting. Ça et le fait de pouvoir enfin balancer un hadoken tellement vite que votre adversaire n'avait même pas le temps de cligner des yeux.

Bon, ok, peut-être que j'exagère un peu. Mais avouez que ce jeu, c'est un peu comme une vieille paire de baskets trouées : c'est pas forcément beau, c'est pas forcément confortable, mais on l'aime quand même. Et puis, soyons honnêtes, qui n'a jamais rêvé de pouvoir se transformer en boule électrique et d'aller percuter son chef au bureau ? Hein ? Personne ? Bon, ok, c'est peut-être que moi.
Alors, la prochaine fois que vous croiserez Street Fighter II Turbo Hyper Fighting, ne fuyez pas ! Donnez-lui une chance. Vous risquez de passer un bon moment. Ou, au moins, de bien rigoler en vous faisant laminer par un gamin de 10 ans qui connaît tous les combos par cœur. Mais bon, c'est ça, la vie. Et c'est ça, Street Fighter. Un peu de sueur, beaucoup de frustration, et une bonne dose de "HADOKEN !" hurlé à pleins poumons. Et si après tout ça, vous vous demandez encore pourquoi on aimait ce jeu... C'est que vous n'avez probablement jamais essayé de sortir un Spinning Bird Kick avec la vitesse turbo au maximum ! Courage, l'ami, le ridicule ne tue pas... enfin, pas dans Street Fighter, en tout cas.
