Teenage Mutant Ninja Turtle Coloring Page

Ah, la page de coloriage des Tortues Ninja. Un objet banal, me direz-vous. Un petit divertissement pour occuper les enfants le temps d'un trajet en voiture ou d'un après-midi pluvieux. Et pourtant… si l'on y regarde de plus près, c'est une véritable fenêtre sur le monde, enfin, sur les mondes : celui des égouts new-yorkais, celui des pizzas dégoulinantes, et, surtout, celui de notre propre enfance, teintée de nostalgie.
On se souvient tous de ces heures passées à colorier Michelangelo en orange vif (un peu trop vif, peut-être ?), Donatello en violet (la couleur de la sagesse, paraît-il), Raphael en rouge (la colère incarnée en crayon) et Leonardo en bleu (le leader, le sérieux, celui qui suivait toujours les règles… un peu barbant, avouons-le). Chaque coup de crayon était une affirmation, une déclaration d'amour à ces héros écailleux qui, malgré leurs défauts et leurs disputes incessantes, finissaient toujours par triompher du mal.
Plus qu'un simple dessin à colorier
Ce n'était pas juste une question de rester dans les lignes, non, non. C'était une forme de thérapie ! Un moyen de décharger notre propre énergie débordante, de donner corps à notre imagination. On inventait des aventures, on ajoutait des détails, on décidait de l'issue du combat contre Shredder. Parfois, on débordait volontairement, juste pour le plaisir de transgresser les règles. Qui a dit que Leonardo devait absolument avoir un masque bleu ? Un masque vert pomme, c'est beaucoup plus punk !
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Et puis, il y avait le partage. On échangeait nos pages de coloriage avec nos amis, on commentait les choix de couleurs de chacun. "Pourquoi tu as fait les yeux de Splinter jaunes ? C'est bizarre !" On se disputait gentiment pour savoir qui allait colorier la pizza (toujours un enjeu crucial). C'était une forme de lien social, un rituel de camaraderie qui nous rapprochait.
Les choix cornéliens du coloriste
La véritable angoisse, c'était le choix des couleurs. Avions-nous assez de vert pour colorier toutes les tortues ? Fallait-il sacrifier le vert foncé pour Raphael ou le vert clair pour Michelangelo ? Et la question cruciale : quelle couleur utiliser pour la pizza ? Un rouge tomate classique, un orange pour imiter le cheddar fondu, ou carrément un rose fluo pour un effet "pizza psychédélique" ? Des décisions lourdes de conséquences, qui pouvaient influencer le reste de la journée.
"Un mauvais choix de couleur et c'est la catastrophe !"disait souvent mon ami Pierre (qui prenait le coloriage très au sérieux).

Aujourd'hui, avec les tablettes et les applications de coloriage numériques, on pourrait penser que la page de coloriage papier a disparu. Pourtant, elle résiste. Elle est toujours là, dans un tiroir, au fond d'une boîte, prête à resurgir et à nous replonger dans ces souvenirs d'enfance. Et parfois, quand on la retrouve, on ne peut s'empêcher de prendre un crayon et de colorier, juste pour le plaisir de retrouver ce sentiment de liberté et de créativité, même si on déborde un peu…
Alors, la prochaine fois que vous croiserez une page de coloriage des Tortues Ninja, ne la regardez pas de haut. Voyez-la plutôt comme un portail temporel, une invitation à l'aventure, un hommage à ces héros de notre enfance qui continuent de nous faire rêver. Et n'hésitez pas à prendre un crayon. Qui sait, vous pourriez bien redécouvrir votre âme d'enfant…
