The Lazy Lord Masters The Sword 107

Imaginez un peu : un noble, disons, un certain Lord Reginald Faintingly, plus habitué aux coussins brodés qu'aux champs de bataille. Un vrai paresseux, un champion du farniente ! Son activité physique préférée ? Lever son verre de sherry. Son passe-temps ? Regarder l'herbe pousser, en espérant qu'elle pousse plus vite pour que l'attente soit moins longue. Mais voilà, la vie est pleine de surprises, même pour les plus flemmards.
Notre Lord Reginald, aussi improbable que cela puisse paraître, se retrouve soudainement, et totalement malgré lui, à devoir manier l'épée. Pas pour couper le fromage, non, non ! Pour défendre son fief, enfin… plutôt pour éviter de perdre le confort douillet auquel il s'est si bien habitué. Imaginez le tableau : lui, avec son pyjama de soie, face à des hordes de… de quoi au juste ? Des lapins mutants ? Des écureuils belliqueux ? Peu importe ! Le danger est là, et il doit réagir !
Alors, comment un tel individu se transforme-t-il en maître d'armes ? Eh bien, c'est là que la magie opère (et une bonne dose de chance, soyons honnêtes). Vous savez, comme quand vous essayez de garer votre voiture en marche arrière et, sans trop savoir comment, vous vous retrouvez parfaitement aligné ? C'est un peu ça. Lord Reginald, au début, est plus dangereux pour ses propres pieds que pour ses ennemis. Il trébuche, il laisse tomber son épée (une épée sertie de diamants, évidemment, pour le côté bling-bling), il a plus de chances d'assommer quelqu'un avec ses propres bras maladroits qu'avec une technique de combat élaborée.
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L'entraînement improbable
L'entraînement est une catastrophe. Son maître d'armes, un certain Sergeant Gruff, un homme taillé comme un chêne et au caractère aussi doux qu'une râpe à fromage, en perd son latin. "Mais, Milord, il faut tenir l'épée fermement ! Pas comme si vous teniez une plume d'oie !" hurle-t-il. Lord Reginald, lui, soupire. "Sergent, ne pourriez-vous pas inventer une épée à commande vocale ? Ce serait tellement plus pratique."
Mais, petit à petit, contre toute attente, le miracle se produit. Lord Reginald, toujours aussi paresseux, découvre… l'efficacité. Oui, oui, l'efficacité ! Il se rend compte qu'il peut éviter de se fatiguer en… utilisant la force de ses adversaires contre eux ! Il devient un maître de la parade, esquivant avec une nonchalance qui frise l'arrogance. Il utilise son manque d'enthousiasme comme une arme, déstabilisant ses ennemis avec son air détaché. Imaginez un chat qui joue avec une pelote de laine : c'est exactement ça.

Le style "Faintingly"
Et c'est ainsi que naît le style "Faintingly", un style de combat basé sur le minimum d'effort, la maximisation du repos et une bonne dose d'ironie. Il feinte la fatigue, il se plaint du soleil, il demande des pauses pour boire du thé… et pendant ce temps, ses adversaires, décontenancés, se prennent les pieds dans le tapis (ou, plus probablement, se font désarmer d'un coup d'épée magistralement paresseux).
"L'art de la paresse est l'art de la victoire," dit-il un jour, en soupirant, après avoir remporté une bataille sans avoir transpiré une seule goutte.
Alors, la prochaine fois que vous aurez la flemme, souvenez-vous de Lord Reginald Faintingly. Il vous prouve qu'on peut être un héros même en étant un paresseux de première classe. Et qui sait, peut-être que vous aussi, vous avez un talent caché pour l'escrime… ou au moins, pour l'art de ne rien faire avec panache !
